La fibromyalgie est comme le vent,
    invisible mais bien réelle.

LES PENSÉES D'UNE FIBROMYALGIQUE


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CHÈRE FIBROMYALGIE

C'est dans cette belle région appelée « Bois-Francs »
Dès l'aube de mes quarante ans
Mais tu étais déjà là bien avant!

Chaque matin tu croisais mon chemin
Pour mieux m'atteindre le lendemain.
Même si pour toi je n'avais pas le béguin
Oui chaque jour, j'espérais un petit regain.

Mais tu étais toujours là pour y mettre les freins
Je ne connaissais pas ton nom de toute façon.
Et ne voulais rien savoir de toi avec raison.

Tu as diminué mes capacités et mon endurance,
Ma santé et mes espérances.
Mais mon cœur est resté le même et je t'assure à l'avance
Qu'il y sera toujours afin de te livrer un combat intense.

Ta présence me rend impatiente et déprimée
Puisque chaque instant de ma vie est brimé et perturbé.
La nuit tu viens troubler mon léger sommeil,
De la tête jusqu'aux orteils.
Et crois-moi ce n'est pas entre mes deux oreilles.

Je t'ai détesté longtemps et apprivoisé avec le temps.
Sache qu'aujourd'hui, je t'accepte mieux au fil des ans.
Tu m'as fait, peut-être, bien pleurer et combien souffrir
Mais chose certaine, tu ne m'empêchera pas « d'rire ».

À vous la famille! Les amis (es)! Qui avez jugé sans raison
Soit mon comportement, mes limites et mes « Non » à l'occasion,
Sans connaître cette maladie à fond qui nous confine à la maison.
Pour enfin mettre à l'abandon un important travail que nous aimions.

Je vous dis un « Merci bien long », vous m'avez fait grandir au plus profond
Souvent blessée! Humiliée! J'implorais votre compréhension!
Mais jamais j'ai pu retenir votre attention!

Quand à vous chers médecins, qui êtes toujours « enclins »
À nous prescrire la bonne pilule entre les deux « Reins »
Ne nous délaissez pas vous êtes notre seul soutien.
Pas pour aujourd'hui! Mais peut-être demain.

À présent, j'prends la vie avec « sérénité »
Car mon coeur lui, n'est pas « limité ». Il sait aimer et pardonner.
Encore accepter et espérer qu'une recherche plus intensifiée
Va peut-être un jour nous soulager, de nos douleurs sans cesse amplifiées,
Du dur labeur d'une seule journée.

Ce soir, Mon Dieu, écoute! Viens m'exaucer!
J'ai mal! J'ai peur! J'dois l'avouer que d'cette « fibro », j'en ai assez.
Et à tous ceux et celles qui me lirez
Soyez sans crainte! J'suis bien « branchée »
Mon cerveau lui n'est pas dérangé, seulement un « motton » à faire passer.

Espérant que mon récit et mon humour vous aura fait rire à votre tour.
Puisque la vie est tellement courte, c'est pourquoi faut la passer « Deboute ».
Alors bonne route, pour mieux filer sans aucun doute!

Le support! L'information! Le chaleureux accueil à l'association
Me permettent de dire mes émotions afin d'accepter davantage ma condition

Bravo à vous la direction qui vous dévouez si fort sans rémunération,
Vous êtes toutes sans exception un « Levain précieux » dans cette région.

Fibromyalgiquement vôtre

Lily